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Communiqué de presse d’Alexis JOLLY
Responsable départemental RN38

Suite au plan de déconfinement annoncé par le Premier Ministre et aux différentes mesures prévues en vue de la réouverture des écoles à partir du 11 mai, nous estimons ces dispositions insuffisantes à assurer la sécurité de nos enfants.

De plus le protocole sanitaire mis en place pour permettre la réouverture est clairement intenable pour de nombreux établissements du fait de son extrême rigidité et du nombre important de dispositions qu’il contient. Il nécessite la mobilisation de moyens matériels et humains exceptionnels et il apparait quasiment impossible d’en respecter l’intégralité. 

Cette décision d’ouvrir à nouveau les écoles nous semble donc précipitée et motivée par la volonté du Gouvernement de voir les enfants retourner en classe pour permettre aux parents de retourner au travail. Si le souhait de voir l’économie de notre pays relancée est évidemment louable, nous ne pensons pas que ce retour doit se faire aussi rapidement et avec un aussi grand risque pour la santé des enfants, et par extension pour celle de leur entourage (parents, frères et sœurs, grands-parents…).

Cette position est défendue jusque dans les rangs des soutiens d’Emmanuel Macron. Exemple local : dans un courrier en date du 3 mai, le docteur Hervé Nifenecker, membre du comité LREM du Sud-Grenoblois, défend les mêmes arguments. On comprend qu’il n’y a pas de consensus sur cette réouverture et que les soutiens du Président et du Gouvernement sont très partagés sur cette question. Il est donc clair que renvoyer aussi tôt les enfants à l’école présente potentiellement un risque majeur pour la santé publique. 

Le Gouvernement est clairement aux abois sur la gestion de crise et veut déléguer la responsabilité de la sortie de crise aux élus locaux pour se dédouaner du retard et des ratés qui se sont accumulés depuis des semaines. 

En matière de santé publique, le principe de précaution doit être roi : il est hors de question de jeter nos enfants à l’école, en prenant des risques inconsidérés pour leur santé, d’autant plus que l’année scolaire touche à sa fin. Nous pensons que la réouverture en septembre est bien plus appropriée et permettra de voir plus sereinement les évolutions de la crise sanitaire dans les prochains mois. 

C’est pourquoi nous demandons solennellement aux maires de l’Isère de ne pas procéder à cette réouverture des écoles le 11 mai et de reporter la rentrée au mois de septembre, conformément aux recommandations émises par le Conseil scientifique.