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Le premier tour des élections municipales s’est déroulé, comme vous le savez, dans un contexte très particulier. La situation dans laquelle se trouve le pays nous empêche d’y voir clair sur la suite du scrutin mais il est possible de tirer un certain nombre d’enseignements du premier tour et de la campagne menée par nos candidats.

Merci cependant aux électeurs qui se sont mobilisés en dépit des conditions sanitaires particulièrement difficiles. Nous l’avons bien vu : l’abstention massive nous a considérablement pénalisés et a diminué l’impact de nos candidatures d’alternative et de changement en Isère comme partout en France. Cette élection aura véritablement été un coup dans l’eau dans la perspective de l’implantation locale dont notre mouvement a besoin pour renforcer sa position en vue de l’élection présidentielle de 2022. Nous ne sommes pas inquiets : nous savons qu’une fois la crise du Covid-19 passée, notre électorat retrouvera la motivation et l’enthousiasme qui nous ont permis de l’emporter à l’occasion des élections européennes de mai dernier.

Une abstention massive qui nous pénalise

La plupart de nos candidats ont ainsi subi le contrecoup de cette abstention massive. Ainsi, à Bourgoin-Jallieu, Voiron, Faverges-de-la-Tour, Vienne et aux Avenières, où nos scores sont pourtant excellents de façon générale, nous n’avons pas réussi à obtenir les scores que nous espérions légitimement et que nous aurions évidemment obtenu sur un scrutin municipal se déroulant dans les conditions habituelles. Félicitations tout de même à notre candidat Adrien Rubagotti (Vienne) qui siègera au conseil municipal et à Edmond Damais (les Avenières) qui jouera le second tour avec son équipe. Exception notable : notre candidat à Pont-Evêque Bernard Bernigaud qui réalise 23% et siègera avec deux autres colistiers. A Echirolles, Alexis Jolly arrive en 2ème position face au Maire sortant Renzo Sulli et participera au second tour.

Ces résultats sont évidemment à prendre avec des pincettes du fait de la participation extrêmement basse et de leur caractère précaire. La date de la tenue du second tour étant encore inconnue (juin ? octobre ?), l’élection pourrait être rejouée dans les communes où le maire n’a pas été réélu dès le premier tour. La question d’une annulation pure et simple de l’intégralité du scrutin commence même à se poser pour certains juristes, bon nombre de citoyens et même pour certains maires inquiets de voir leur réélection fondée sur une légitimité démocratique aussi faible, n’étant parfois élus que par 30 ou 40% de leurs administrés.

Vous l’aurez compris : ces élections municipales seront véritablement passées au second plan dans un moment tout particulier de notre histoire. Il parait clair qu’elles n’ont pas encore livré leur verdict et qu’il faudra attendre certainement de longs mois pour en tirer de véritables conclusions.